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Paroles vivantes · Extrait de Lecture

De son caractère et de son éthique vestimentaire

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Dans cet article
  1. Les couleurs
  2. Le turban et la tête
  3. Les gestes de l’habillement
  4. Sa couche
  5. Méditation

Traces lumineuses du Bien-Aimé ﷺ — IV

يَا بَنِي آدَمَ قَدْ أَنزَلْنَا عَلَيْكُمْ لِبَاسًا يُوَارِي سَوْآتِكُمْ وَرِيشًا ۖ وَلِبَاسُ التَّقْوَىٰ ذَٰلِكَ خَيْرٌ « Ô fils d’Adam, Nous avons fait descendre sur vous un vêtement qui couvre votre nudité, ainsi qu’une parure. Mais le vêtement de la piété, voilà qui est meilleur. » — Coran 7:26


L’Envoyé de Dieu, que la Lumière de Dieu continue de nourrir son être, s’habillait de ce qu’il trouvait. Une cape, un pardessus, une longue chemise, une tunique. La formule mérite qu’on s’y arrête : il ne choisissait pas, il recevait.

Les couleurs

Il appréciait le vert. Mais il s’habillait le plus souvent de blanc, et disait :

« Revêtez-en vos vivants et faites-en vos linceuls. »

Une même étoffe pour la vie et pour la mort. Le vêtement quotidien rappelle discrètement à celui qui le porte où il va.

Le turban et la tête

Il portait souvent une écharpe autour du cou dont il nouait les extrémités. Sous ses turbans, il plaçait des bonnets, et il lui arrivait de sortir sans turban. Quand il n’en avait pas, il ceignait sa tête et son front d’un simple mouchoir.

L’un de ses turbans portait un nom : as-Saḥāb, les nuages. Il l’avait reçu de ʿAlī, que Dieu soit satisfait de lui.

Les gestes de l’habillement

Il commençait toujours par le côté droit, et disait :

« Louange à Dieu qui a couvert ma nudité et m’a octroyé ce par quoi je me pare devant les gens. »

Pour se dévêtir, il commençait par le côté gauche.

Sa couche

Son matelas était une peau remplie de fibres de palmier, longue d’environ deux coudées de bras et large d’une et demie. Il possédait une ample robe que l’on étendait pendant ses déplacements, pliée en deux, et sur laquelle il dormait.

Le plus souvent, il dormait sur une simple natte, sans rien dessous.

Méditation

Il y a deux façons de manquer le sens de ce chapitre.

La première consiste à en faire un manuel de négligence, comme si la sainteté exigeait la laideur. Or il se parait, il aimait le blanc, il remerciait Dieu de ce qui lui permettait de paraître convenablement devant les gens. Le mot parure est dans le Coran, et il n’est pas un reproche.

La seconde consiste à faire du vêtement prophétique un costume, un signe extérieur d’appartenance. Or ce que le chapitre décrit n’est pas une garde-robe, c’est un rapport : prendre ce qui vient, remercier pour cela, ne pas s’y attacher, et dormir sur une natte sans en faire une performance.

L’homme dont la couche laissait des marques sur le flanc était le maître de l’Arabie. Le détachement véritable ne se voit pas ; il se déduit de ce qu’un homme ne réclame jamais.


D’après Abū Ḥāmid al-Ghazālī, Iḥyāʾ ʿulūm ad-dīn, livre des convenances de la vie et des caractères prophétiques.

اللهم صل على سيدنا محمد وعلى آله وصحبه وسلم

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